
LE DÉBUT HISTORIQUE
1932 - 1949
La meilleure façon de comprendre lhistoire du PNSS serait comme une série de phases dont chacune possède ses caractéristiques distinctives. Cependant, il y a plusieurs constantes dans cette histoire et la plus importante sera la tendance du Parti à ne pas sécarter de sa direction nationaliste et de sa pureté idéologique. Bien que quelques phases se sont caracterisées par lécart de la direction originale, la force du fondement a toujours retiré le Parti à sa voie primordiale. La force idéologique du PNSS a assuré une constitution dévouée et engagée, un groupe de génies qui sont les gardiens de la performance politique du Parti. Le fondateur survenait à chaque fois que se developpait une confrontation entre le cours idéologique et lopportunité politique.
1. Débuts Clandestins (1932-1935)
La Formule secrète
2. La Participation répandue et visible (1935-1938)
Le mandat français
Alexandrette
3. Exil et répression
Indépendence
L'Établissement des juifs
Idées individuelles
4. Le retour de Saadeh
Phase I: Débuts Clandestins (1932-1935)
En 1930, Saadeh retourne en Syrie du Brésil, ayant en tête dinstituer un mouvement de renouveau nationaliste. En Amérique du Sud, il a essayé de créer des Partis politiques altérés par lempressement des co-travailleurs qui recherchent des assouvissements politiques immédiats, excluant sérieusement toute réussite tangible et intentionnelles (1). Saadeh était déterminé dinterdire toute opportunité personnelle et politique qui saperait la sériosité du plan du renouveau nationaliste quil avait en tête. Il a passé son temps à se familiariser aux conditions sociales, politiques et intellectuelles de la Syrie; il a exprimé ses intentions par la presse locale à Damas (2) puis à Beyrouth (3). A lépoque, ces deux villes étaient dominées par des traditionalistes, des notables, du clergé et des partisans de colonialistes; Saadeh a eu de la difficulté à attirer lattention du peuple au roman et à la doctrine nationaliste robuste qui se trouvent dans ses conférences et ses écrits (4). Il a constaté que les formes politiques existantes du militantisme national étaient inadéquates à diriger le renouveau de la Syrie. Par conséquent, il a déterminé que le commencement dun mouvement exige un noyau de jeunes membres, énergétiques et instruits qui seront le fer de lance de la croissance dun mouvement nationaliste organisé. Linstitution du Parti a été ainsi secrète parmi les étudiants des universités à Beyrouth (5). Saadeh na pas institué un groupe délitistes. Ses choix initiaux ont reflété sa conviction que le futur de la Syrie et le mouvement de renouveau national exigent des pensées pures et une nouvelle direction. Lénergie, lengagement et louverture vivide, à une nouvelle façon de regarder les problèmes nationalistes, ont caractérisé les nouvelles recrues; ces recrues ont fait preuves dimportance en formant la croissance rapide et leffervescence que le PNSS a connu avant la Deuxième Guerre Mondiale. Cette jeunesse a rapporté aussi linexpérience, la volatilité et le maladroit qui ont obligé Saadeh à faire plus deffort afin dempêcher et de corriger toutes ces attitudes.
Le Parti a adopté la formule politique secrète pour des raisons multiples:
- Pour tester lintention sérieuse des participants. Le PNSS nest pas un Parti politique au vrai sens du mot puisquil ny a pas eu des assouvissements immédiats aux participants autant que visibilités et prestiges sociaux ni de plans politiques limités ou gains électoraux. La mission du Parti a été dentreprendre une transformation sociale large et radicale de la nation syrienne. Une tâche aussi gigantesque a exigé un certain degrès dengagement et de militantisme aux membres du Parti qui étaient inaccoutumés à une nation où les institutions politiques modernes et les efforts nexistainent pas. De plus, une longue histoire de soumission à loccupation étrangère et la décadence économique et intellectuelle a laissé le peuple sans aucune direction, aucune vraie identité de soi. Il est essentiel damener le Parti et ses membres à une phase dendoctrinement formatrice qui fondera le noyau dune renaissance syrienne projetée afin de combattre les maladies sociales déchênées et de préparer une organisation militante capable de mener le conflit à un renouveau de la nation syrienne. Ceci dit, les membres du PNSS étaient au point de subir une transformation individuelle assez importante soit pour leurs idéaux, leurs engagements et leur cheminement dans la vie, un effort qui nétait pas pour linstabilité et le sournois. Il était de rigueur dêtre sérieux et résolu pour être membre du Parti.
- La structure interne a atteint une cohésion défensive afin de maintenir sa résistance aux bouleversements du militantisme ouvert et de protéger lorganisation naissante contre les dangers de confrontations prématurées, les forces réactionnaires et le mandat français. Durant la période de linstitution du Parti, les forces politiques actives en Syrie étaient limage dun système féodal traditionnel, des organisations religieuses, du clergé, des seigneurs tribaux, des notables puissants et quelques politiciens réfractaires instruits à lOccident. La plupart dentre-eux opéraient dans des limites établies par les autorités du mandat; leurs buts recherchés étaient lautoprotection et lascendance partisanale. Il est évident que ces éléments réactionnaires dans le système politique syrien étaient menacés par lémergement dun mouvement nationaliste discipliné, ayant pour objectif déliminer la base de leur puissance politique, le principes émis à la direction des politiques nationales et à la vie, que supplantent les partisans de la politique, dabolir le désaccord et la division dans la nation syrienne; la proclamation du Parti dune nation Syrienne unie a éliminé les bases légales des puissances des politiciens dont leurs programmes encouragaient la séparation régionale. Lintention du PNSS, dabolir le féodalité et de séparer la religion de létat, était un défi aux politiciens dont le pouvoir était basé sur les tendances féodales, tribales et confessionnelles.
- Pour éviter limpact de persécution politique dans la plate-forme du Parti. La forme secrète était nécessaire afin desquiver et de compromettre soit la direction du Parti ou la sécurité de ses membres car lidéologie du PNSS, enracinée profondémment dans le nationalisme, a une tendance naturelle et prévisible à lantagonisme avec le concept dun mandat étranger. Sous la loi du mandat, les autorités françaises avaient le droit darrêter nimporte quels groupes dindividus qui se réunissaient en nombre de cinq ou plus si ces derniers étaient soupçonnés et que la réunion avait des intentions belligérantes.
Durant cette période formatrice, le Parti a accordé une grande importance au recrutement actif des jeunes et des éléments instruits de la communauté syrienne dans des régions urbaines et rurales qui se ressemblent. Au début, on a essayé de propager le Parti, à travers des contacts personnels; il a augmenté à une allure géométrique qui, au moment de lappréhendation de Saadeh par les autorités françaises en 1935, il a atteint les mille membres (6).
Le grand moment idéologique de cette période était le discours de Saadeh, adressé à la première Assemblée des membres du Parti, en Juin 1935, dans lequel il a exposé la stratégie du conflit et du militantisme (7). Saadeh a accordé une grande importance à ce discours puisquil a utilisé son texte comme, une illustration de la base idéologique ferme des politiques du PNSS dès son début et comme une incarnation précoce de la vision du Parti dans les affaires syriennes (8). Limportance de ce discours, lorsquil est rendu public durant le premier procès, na pas échappé aux ennemis du Parti puisquil a été utilisé comme cible centrale à leurs critiques (9).
Il est devenu difficile au PNSS de continuer en secret dû à son ampleur et à son activité. Les autorités françaises, à laide dun informateur, ont découvert son existence et lidentité de sa direction ce qui a mené à larrestation de Saadeh et de plusieurs lieutenants, le 16 Novembre 1935. La journée du 16 Novembre a été ainsi établie comme date de linstitution du Parti car linstitution a eu lieu en automne de cette même année, mais sans date précise.
Durant le procès du 23 Janvier 1936, Saadeh a assumé sa responsabilité envers linstitution du Parti et la doctrine du Nationalisme Social Syrien (10). Il a été emprisonné pour une période de 6 mois durant laquelle il a redigé son livre "La Genèse des Nations".
Phase II: La Participation répandue et visible (1935-1938)
Aussitôt acquitté de son procès initial et libéré de son emprisonnement, Saadeh a mené le Parti à une participation intense du peuple dans les affaires sociales et nationales, sans précédant, dans lhistoire moderne de la Syrie. Le PNSS sest engagé dans tout aspect de la vie Syrienne: létablissement des sionnistes au Sud (la Palestine) (12), lexpansionnisme des Turcs au Nord (le district dAlexandrette)(13), la confusion économique (14), la persécution des intellectuels (le pionnier féministe May Ziadeh)(15), lincursion du clergé dans la scène politique (16), les partis réactionnaires dans les pseudo-assemblées nationales formées par les autorités du Mandat (17), le droit des travailleurs, la formation des syndicats, le déboisement, les directions artistiques des poètes, des peintres et écrivains (18), lorganisation des succursales du PNSS dans les villes importantes de la Syrie et la croissance de lhéritage intellectuel du Parti à travers les écrits de son learder et de ses jeunes associés.
Les points de vue et les situations formulées par Saadeh sur quelques issus-clés serviront à illustrer la différence entre le PNSS et les autres groupes politiques dans les affaires nationales en Syrie.
A la mi des années 1930, le mandat français sest trouvé devant une turbulence et une résistance de plusieurs fronts. Des activistes politiques qui ont atteint la proéminence par lintermédiaire des positions féodales, une proéminence économique dans les villes où le support du clergé réclamait plus dinfluence politique et une forme dautonomie locale. Ceci a été alimenté par des développements parallèlles dans les régions syriennes sous le mandat britannique. Dans la partie Est du Croissant fertil (lIraq), le mandat britannique a été transformé en une Alliance par le traité Anglo-Iraquien de 1930 entre le gouvernement britannique et celui de lIraq (19). Afin dapaiser les activistes politiques à Damas et à Beyrouth, le gouvernement français du Front Populaire de Leon Blum sest engagé, en 1936, dans des négociations avec les gouvernements de Beyrouth et de Damas qui ont mené à lavant-projet des deux traités modèles sur laccord Anglo-Iraquien et ont visé, en premier, de fournir une autonomie locale tout en entretenant un lien important entre la France et les deux parlements des états de la Syrie de lOuest (19). Ces traités ont été ratifiés avec impatience dans les parlements de Beyrouth et de Damas mais ont été inaprouvés au Parlement français. Lorsque le gouvernement de Blum a perdu le pouvoir, les officiers colonialistes et les français de droite ont veillé à ce que ces traités soient illiminés.
Saadeh sest opposé, en premisse, aux idées de ces traités qui nont abouti à aucune souveraineté nationaliste sans équivoque et sans défaut (20). Il a envisagé que ces traités étaient des stratagèmes du Mandat afin de sagripper aux affaires syriennes. Par ailleurs, ces traités ont transformé un mandat de force, sans base légale, qui nest pas autorisé par les Syriens dans un arrangement qui ne se différencie pas, substantiellement, de son précédent, mais se dote de légalité acceptée par la population indigène. Alors que les politiciens syriens recherchaient temporairement des gains politiques, limportance primordiale des droits nationaux et de souveraineté absolue a été guidée par la stratégie de Saadeh.
Pendant cette période, la Syrie se trouvait devant dautres crises comme la question du district dAlexandrette (21). Enhandie par la faiblesse des Français, la république Turque a réclamé ses droits du district syrien dAlexandrette et de la ville dAntioche. Les erreurs de la Solidarité Arabe ont été apparentes durant cette période. Certes, lEgypt favorisait la victoire des Turcs. Le gouvernement de Damas, impatient de voir le traité avec la France sindemniser, a évité tout conflit avec le Mandat, a assuré le gain politique et lascendante, a hésité sur la protection du droit nationaliste aux frontières du Nord et a échoué de montrer une résistance efficace à lavancement des Turcs. Saadeh a dénoncé ouvertement lattitude défaitiste du gouvernement Damascais, la complicité du Mandat et lapprobation du gouvernement dEgypt. Nayant aucune force militaire et aucun accès aux armes, Saadeh a proposé dinscrire tous les membres du PNSS à larmée nationale afin de défendre les frontières du Nord; il a lancé un appel à la Ligue des Nations, au gouvernement Français et aux divers gouvernements Syriens pour interdire les Turcs denvahir le territoire syrien. Mais ses avertissements et ses appels ont été, en vain, ignorés et la Turquie a joint le district dAlexandrette à sa république en 1939. Jusquà nos jours, le Parti fête la commémoration de la Journée des Frontières du Nord et refuse de disposer cette Partie de la nation syrienne. De nouveau, la cause dAlexandrette illustre la différence entre la stratégie de lopportunité politique et le gain personnel suivi de divers gouvernements en Syrie, et la protection sévère des droits nationaux qui caractérisent la stratégie du PNSS.
Le Parti a amené une célérité à la scène nationale et à limpact intellectuel qui était inattendue dû à son ampleur numérique. La direction charismatique de Saadeh et la richesse communicative de son intelligence, sa capacité de tirer au clair la réponse et lengagement passionné de ses partisans, son attention détaillée portée à des issus multiples, sont les raisons essentielles de ce phénomène. Le fruit de la phase méticuleuse et laborieuse lente de linstitution a été courronné de succès. Cette phase de lhistoire du PNSS a été accentuée par les tentatives répétitives des autorités du Mandat de reprimer la croissance du Parti en emprisonnant plusieurs fois Saadeh, dencourager les partis confessionnels réfractaires à se rivaliser avec le PNSS avec une apparence publique de travail politique parmi la jeune génération, de supprimer la liberté de la presse et les tentatives dassassinats politiques (22).
Les tentatives affolées de limiter sa propagation et de réduire ses activités illustrent bien limpact du PNSS. Le clergé et les politiciens traditionnels ont rassemblé leur presse et leurs pamphlétaires pour saper la demande du Parti, en particulier, les groupes cibles. Le clergé Chrétien a accusé le Parti dêtre anti-religieux et anti-Libanais (23). Les Français se sont hatés à encourager linstitution des Partis politiques aux apparences confessionnels distinctes afin de se rivaliser avec le PNSS (24). Des membres de lancien régime se sont sentis bien menacés par le nouveau mouvement et la pression de la montée du Parti. La bataille a été idéologique et politique. Du côté du premier front, le Parti sest senti en sécurité. Les enseignements de Saadeh ont été exposés dans ses écrits en brochures et dans le journal quotidien du Parti Al-Nahda (la Renaissance), et soutenus par la publication du livre clé de Saadeh La Genèse des Nations (25) dans lequel il a posé les bases scientifiques du Nationalisme Social Syrien. Les ressources du Parti étaient pauvres, du front politique. Les fonds ont été limités et la croissance de base politique a été étroite pour défier lancien ordre et le Mandat. Il a fallu un soutien international pour obtenir une libération internationale afin de saffronter au Mandat. Sur ce point, Saadeh a voyagé en Europe et aux Amériques pour recueillir les soutiens des sources internationales et le soutien des émigrants syriens (26).
Phase III: Exil et répression (1938-1947)
Après avoir visité des succursales du Parti en Italie et en Allemagne, Saadeh a décidé de visiter les centres des émigrants syriens aux Amériques. Au début, il a eu lintention de visiter les états-Unis où se trouvent les grandes communautés syriennes et où réside son frère Arthur. Le cheminement de son voyage sest changé par hasard à cause des retards de lobtention des visas. Il a commencé par lAmérique du Sud. Au début de ce siècle, les Syriens dans cette région se sont procurés de lengagement à la cause syrienne, les penseurs nationalistes comme Dr. khalil Saadeh, le père de Saadeh, étaient parmi eux. Les espoirs de Saadeh étaient en même temps déçus et satisfaisants.
Après le décès du Dr. Khalil Saadeh en 1934 (27), les ardeurs et la militance du Nationalisme Syrien se sont affaiblis. La propagande du Mandat et des causes séparatistes et confessionnelles ont atteint les émigrants et ont éveillé les hostilités et les contradictions. Les autorités du Mandat se sont arrangées avec les séparatistes afin de diffamer la cause du PNSS et de soulever des soupçons aux états dAmérique du sud envers lactivité de Saadeh. Il a été emprisonné au Brésil sous fausses inculpations mais, par la suite, a été revendiqué et libéré (28). Il a fondé un journal, Souria al-Jadida (La Nouvelle Syrie) et une succursale du PNSS avant de repartir pour lArgentine. Après son arrivée en Argentine, le consulat français, qui prenait en charge les affaires syriennes à létranger, ne lui a pas renouvelé son passeport, sous prétexte que la Deuxième Guerre Mondiale a débuté et quil a été un agent provocateur aux partisans syriens. Le fait que son passeport na pas été renouvelé, il sest vu obliger de rester en Argentine (29) sans pouvoir retourner en Syrie puisque les autorités du Mandat lont condamné, en son absence, à vingt ans de prison et à vingt ans dexil. Il a dû annuler tous ses plans de voyage qui avaient comme but de visiter les succursales du Parti et les régions de concentrations démigrants syriens aux états-Unis et au Mexique. Les succursales naissantes du PNSS en Amérique du Sud étaient fragiles en demandes daides constantes de conseils à tous les points de vue. Autre que son journal crée au Brésil, il a publié un deuxième en Argentine, al-Zawbaah (Le Cyclone), afin de répartir les opinions du Parti (30). Nayant pas les moyens de survivre, Saadeh sest vu obliger de faire de petites affaires commerciales pour se maintenir ainsi que sa famille et les activités du Parti.
Ce train de vie la rendu la cible de trahison dindividus qui ont essayé, en se réussissant parfois, descorquer le fruit de son travail (31). Dans cette situation difficile, Saadeh a dû superviser les publications des deux journaux du Parti, assister aux fondements et aux détails des opérations des succursales du PNSS en Argentine, au Brésil, au Chili, au Mexique, aux états-Unis et en Afrique de lOuest, en surplus de toutes ces activités, il a rédigé quelques-unes des plus importantes oeuvres intellectuelles de lhistoire syrienne moderne, précisément ses livres: Le Conflit Intellectuel dans la Littérature Syrienne (32) et La Folie de limmoralité, qui étaient les dernières analyses approfondies des pensées religieuses et politiques (33).
La résistance contre Saadeh en Amérique du Sud a été brutale et il a été, personnellement, soumis à une conduite rancunière répétitive par des politiciens réactionnaires mécontents et par des pseudo-intellectuels. Malgré cette résistance, les succursales du Parti, sous sa direction, sont devenus des forteresses persévérantes et stables en leur militantisme jusquà nos jours.
Durant cette période, des événements graves se sont déroulés en Syrie, au PNSS et parmi les émigrants syriens. La question de lindépendance du Liban et de la république syrienne a été, en premier plan, lintrigue internationale des affaires de cette région. Les nouveaux riches de la guerre ont appuyé les Britanniques et ont gêné les Français. Les Britanniques, toujours impatients dadopter la monopole de linfluence impériale, ont saisi les conditions opportunes pour effectuer une sortie rapide de linfluence française au Proche-Orient tout en encourageant et soutenant des mouvements pour lIndépendance contre les Français (34). Cette tâche est rendue plus facile aux Britanniques et les forces Françaises Libres en défaistant les forces Françaises de Vichy et loccupation des régions du mandat français. Linfluence des forces Françaises Libres a été compromise considérablement par la présence simultannée dun grand nombre de troupes Britanniques. Ce processus de dispute et de compétition en proéminence impérialiste a favorisé la croissance des mouvements dindépendance à Beyrouth et à Damas et a abouti à une crise que les Britanniques ont aidé à résoudre rapidement au compte des Français. Saadeh a suivi de près les détails de lintrigue internationale et a détaillé soigneusement, dans ses écrits de cette période, les motifs et la signification des événements qui se sont préparés (35). Lindépendance des états syriens na pas été le résultat dune guerre de libération ou un conflit contre limpérialisme, mais la conséquence de machinations politiques entre des pouvoirs divers extrêmes se rivalisant pour des positions dinfluence. Cette indépendance incomplète était toujours liée à linfluence des forces externes, et ainsi elle sest emporté un coût lourd de compensation qui ne sest pas déterminé nécessairement par les intérêts de la Syrie, et, en effet, a été infâme à de tels intérêts. Pendant que Saadeh affirmait que cette indépendance est un premier pas utile, il a souligné que laffermissement de lindépendance et la direction vers lunification Syrienne restent des tâches destinées durgence par les états syriens. De plus, Saadeh a dû sentir, intuitivement, que lindépendance des entités politiques organisées encouragerait les causes séparatistes qui sont pour le démontage de la Syrie en de petits états où la proéminence politique de groupes choisis serait possible et la satisfaction dambitions politiques serait garantie. Pendant que les politiciens en Syrie travaillaient pour lindépendance sous le manteau des Britanniques et pour des fins politiques, la situation de Saadeh a été orientée à la réussite de la vérité complète et à lindépendance sans équivaut avec une direction unitarienne bien en vue et définitive.
Au Sud de la Syrie (en Palestine), létablissement des juifs croissait à cause de lexode massif de lEurope sous linfluence de la persécution des Nazistes (36). Saadeh a vu avec inquiétude le progrès de la cause sionniste, et a mis en garde les efforts continuels des Sionnistes de se coloniser au Sud de la Syrie (en Palestine) pendant que les Syriens faisaient preuves de platitude et dinactivité. Il na pas échoué à reconnaître le rôle facile des Britanniques envers les incursions des Sionnistes, et a déclaré que latttitude encouragée envers les Britanniques sest produite par leur intervention à Beyrouth et à Damas en faveur pour lindépendance des Français, ne devra pas être interprété comme indulgence ou omission aux effets nuisibles du rôle des Britanniques au Sud de la Syrie (la Palestine) (37).
Les malheurs de la guerre nont pas modifié lattitude des impérialistes français vis-à-vis les mouvements de libération nationale. Le PNSS a été constamment le sujet de persécution par les autorités françaises que ce soit les troupes Françaises de Vichy ou les forces Françaises Libres (38). Les autorités françaises, après le début de la guerre, ont proclamé la loi martiale, ont bani le PNSS le 7 Octobre 1939 et ont déclenché une campagne de persécution contre les membres du Parti. Des centaines de membres du PNSS ont été arrêtés et saisis dans des camps de détention pour plus quun an sans procès (39). La persécution a continué sans diminution jusquen 1941. les membres du Parti ont persisté dans leur militantisme et dans leur conflit, déconcertés. Cependant, après la proclamation de lépendance de létat Libanais, la direction du PNSS a chancelé son adhésion au Nationalisme Syrien et a commencé à adopter la cause Libanaise. Cette défection de la pureté de la fidélité nationale ne sest pas opposée suffisamment par la constitution du Parti, et une direction régionale sest établie sous la direction de Naameh Thabet, le président du Haut Conseil. Thabet sest impliqué dans les détails et les vicissitudes des politques Libanaises et a appuyé le front politique soutenu par les Britanniques au Liban contre le gouvernement du Pro-Français dEmile Eddeh. En effet, la position du Parti a contribué à la défaite du Groupe Pro-Français et à la formation dun nouveau gouvernement sous la présidence de Bichara el-Khoury qui a reconnu, ouvertement, et à plusieurs reprises, le rôle important du Parti dans son ascendance (40). Ainsi, la complicité de la direction du Parti avec les séparatistes Libanais a été à peine protégée. Limplication dans des affaires politiques libanaises, au lieu de la cause Syrienne, a aussi été manifestée dans les apparences externes des activités du Parti. En Avril de 1944, la direction du PNSS a fait une demande et a obtenu une licence pour fonctionner sous le nom du Parti Nationaliste, un changement signalant une déviation radicale dans la politique (41) et le drapeau du PNSS a été changé.
Un émergement dintellectuels vigoureux au sein de la direction du Parti développé en labscence de Saadeh et qui a eu un peu moins quune compréhension solide de la philosophie du Parti et des dogmes idéologiques de bases (42), était également une autre situation de conséquences graves. Accédant à des positions de directions délicates grâce à leur intelligence individuelle et leur capacité littéraire, ils ont commencé à exposer à lintérieur de la structure du Parti une doctrine individualiste tirée particulièrement des oeuvres de Kirkegaard et du philosophe Russe Nicholas Berdyev (43). Saadeh sest rendu compte de ces développements à la fin de la guerre lorsque le contact avec le Parti a été réétabli (44). Bien quil a essayé de corriger la digression politique de lexil, la question na pas été reglée jusquà son retour en Syrie et, en premier lieu, sa démarche de menage intellectuel dans lhistoire du PNSS.
Le renouveau terrible et menaçant du sectarianisme religieux sest approché parmi les émigrants syriens. Les flammes de la division religieuse ont été attisées par les pseudo-intellectuels et les hommes littéraires qui ont visé de semprofiter de ce morcellement afin dobtenir de lacclamation et du soutien dans leurs communautés religieuses respectives. Saadeh a mené une bataille acharnée contre les protagonistes, et ses écrits de la période ont posé les fondements dune compréhension historico-sociale des raisons de diversité religieuses en Syrie et les principes de co-existence religieuse à lintérieur de la société. De plus, il a relié sa réfutation des arguments de contestataires religieux à une analyse réfléchie de leurs rangs intellectuels réels. Beaucoup dentre-eux ont obtenu proéminence parmi les émigrants syriens en se basant sur des compétences littéraires en poésie et en journalisme (45). Saadeh a considéré quune défaite ultime de la propagande sectaire exigerait un dévoilement de la valeur réelle des propagandistes et des bases peu convaincantes de leur proéminence. Cette bataille lui a exigé beaucoup de temps et la empêché des autres politiques urgentes et des autres recherches intellectuelles. Et pourtant, il a saisi cette occasion pour exposer, à laide dun exemple, les principes littéraires et le renouveau philosophique en Syrie. Grâce à ce conflit, contre les pseudo-intellectuels des émigrants syriens, que lon doit ses deux livres: "Le Conflit Intellectuel dans la Littérature Syrienne" et "La Folie de lImmoralité".
Phase IV: Lembrouillement dans la politisation vs.La Confrontation et la direction révolutionnaire (1947 - 1949)
A son retour en Syrie, le 2 Mars 1947, Saadeh a fait face à des crises consécutives au sein du PNSS. Les commandements régionaux de Naameh Thabet ont embrouillé le Parti dans la confusion des politiques libanaises de même que son deplacement et ses alliances sans scrupules, et a désannexé les succursales à lintérieur des limites de la République Libanaise. Les conséquences de cette régionalisation politique sont devenues aussitôt évidentes. Apparemment, Thabet a tenté de retarder le retour de Saadeh en Syrie (46), car il était sous linfluence des regards des politiciens libanais sur les positions de Saadeh en matière nationale et son attitude intransigeante concernant les intérêts de la nation syrienne. Les communications avec Saadeh ont été retardées sans motif et interrompues sans cause dûe, et les efforts de lui assurer un passeport afin de retourner à Beyrouth étaient faibles et sans zèle (47). Un peu plus quun an sest écroulé entre le réétablissement du contact et le retour réel de Saadeh en Syrie; ceci est relié à la répugnance des autorités libanaises et aux excuses bureaucratiques. Le but de ce délai était bien clair. Les élections parlementaires libanaises étaient imminentes (25 Mai 1947), et le retour de Saadeh aussi et sa supposition de dirigeant du PNSS ont modifié et ont perturbé la compositon des alliances politiques. En arrivant au Caire, Saadeh a trouvé des émissaires du Haut Conseil du Parti lattendre, ils lont conseillé de se consentir à transiger politiquement avec le gouvernement libanais. Il ne sest pas laissé se perturber par ces tentatives. Il a envisagé que les arrangements politiques de la création dun état séparatiste au Liban serait une mesure temporaire nécessaire par les malheurs du conflit religieux en Syrie, les malheurs qui seront bientôt éliminés par la répansion et la victoire des principes du Nationalisme Social Syrien.
En arrivant à Beyrouth, Saadeh a été accueilli par le plus grand nombre de foule qui nest jamais rassemblée dans lhistoire moderne de la Syrie (48). Les membres ainsi que les partisans du Parti sont venus des régions lointaines à son accueil à Beyrouth. La vue de ces membres et partisans fidèles a eu un impact majeur à la décision des autorités libanaises déliminer rapidement la visibilité et la liberté de fonctionnement de Saadeh à lintérieur des limites de la république libanaise. Les autorités ont procédé à un mandat darrestation contre Saadeh sous prétexte que son discours de retour au pays était une déclaration de nul de lexistance de létat du Liban (49). Ceci est dû, évidemment, à un contre-sens du discours. Dans son discours, Saadeh a déterminé à ses partisans accueillants les conditions réelles de la Syrie, incluant le Liban, la vraie nature des arrangements politiques divisant la nation en plusieurs états indépendants et il a réaffirmé que la détermination du PNSS est de continuer son débat avec les mêmes principes sur lesquels il a été fondé. Saadeh a vu clair la nature éphémère et incomplète de lindépendance conquise par les divers états syriens et il a voulu que les Syriens soient conscients de leur sort (50).
Durant cette période, Saadeh a lutté contre plusieurs batailles. La confrontation avec le gouvernement libanais a nécessité, de sa part, des activités clandestines pour assurer sa sécurité personnelle. Cependant, elle a eu dautres conséquences quil a réussi à prendre note. En soulignant son refus présumé de lexistence dun état libanais indépendant, la raison du mandat de son arrestation, le gouvernement libanais a cherché à mettre une distance entre le PNSS et le peuple libanais. Saadeh a contrecarré cette tactique en adressant publiquement plusieurs énoncés au peuple Libanais élucidant lattachement du Parti à lindépendance du Liban, sans oublier que le Liban reste toujours une Partie de la nation syrienne (51). De plus, il a accordé, de sa cachette et à son propre risque personnel, plusieurs entrevues et sest servi des intérêts du public, dans laspect dramatique de laffaire, comme une opportunité afin dexposer ses opinions politiques (52).
Lexécution du gouvernement afin dobtenir des répercussions à lintérieur du PNSS a été une autre conséquence. Lalliance tacite entre le gouvernement séparatiste et le dirigeant du Parti libanisé a été mentionnée plutôt. En regroupant la reproche des crises en cours sur lintempérance de Saadeh, le gouvernement a fourré les politiciens du PNSS pour un conflit puissant à lintérieur du Parti. Thabet et ses associés ont critiqué Saadeh pour les avoir menés ainsi que le Parti à une haine inutile avec le Gouvernement Libanais et son peuple. Ils ont tenté de dissuader Saadeh du cours de laction quil a entrepris et de le convaincre à se rendre aux autorités. ils ont saboté ladministration centrale du Parti en absence, retards, oppositions, luttes, et querelles. Ils ont répandu des rumeurs vicieuses à propos de Saadeh dans les rangs et ont tenté de saper son autorité et sa direction. En même temps, ils ont agrandi leur militance et se sont interrogés, malicieusement, du conflit du temps de la guerre de Saadeh (53).
Ce point dans lhistoire du PNSS a vu lémergement dun phénomène qui sera, par la suite, cruciale à lintegrité du Parti et à sa survie. Les partisans de Saadeh se sont pressés au côté de leur chef afin de le protéger et de se débattre à ses côtés. Ce phénomène de fidélité pour la vie et la mort pour Saadeh a été lélément de protection dans toute lhistoire du PNSS commençant par les événements de 1947 jusquaux périodes tumultueuses à venir. Saadeh a donné cette raison fidèle pour exister à travers son adhérence ferme aux principes quil a formulé et a épousé, sa direction charismatique orgueilleuse et altruiste, et son implication complète de corps et âme en militance afin de sauver la Syrie. Bien que peu en nombres au commencement, ces fidèles à Saadeh ont réussi à vaincre la bataille intérieure.
Saadeh a dû être visible pendant son existence clandestine pour ranimer le Parti. Il a dû être accessible pour le PNSS et loin de la portée du gouvernement, entendu par le peuple et inaperçu de la police. Il a mené une attaque contre le gouvernement, ses politiciens de répression et doppression, sa falsification des élections, son favoritisme politique et économique et la croissance effrénée du pouvoir capitaliste patronnée par le gouvernement (54), durant plusieurs mois. Devant la résistance solide de Saadeh et découragé par la défaite de ses alliés dans la bataille pour le pouvoir du PNSS, le gouvernement a retracté le mandat darrestation et a fermé la cause officielle contre Saadeh le 9 Octobre 1947. Cette bataille initiale prolongée a causé leffusion de sang et a défini les frontières. La retraction du mandat darrestation a mené à un calme temporaire précédent la conflagration (55).
Lordre du jour de Saadeh a été la reconstruction du PNSS. Le tissu idéologique du Parti sest affaibli à cause de la négligence de létude de ses principes et de sa philosophie, et des concepts étrangers ont croissé en son milieu. La littérature du PNSS ne sest pas redressée et les intellectuels proéminents dans des positions de la direction du Parti ont vulgarisé des concepts dans les publications divergentes de la philosophie Nationaliste Sociale (56). Saadeh a considéré que la déviance idéologique est un grand danger à la survie et au succès du PNSS. Il a initié une activité intellectuelle agitée au sein du PNSS. Ce moment a été marqué par une série de conférences consacrées à une étude détaillée des principes de base et de réforme du PNSS, et à la philosophie du Nationalisme Social quil a donné à la première Partie de 1948. Ces conférences ont été publiées après sa mort sous le titre de: Les Dix Conférences. Elles sont une des facteurs les plus influençées à la Syrie et à la croissance du PNSS. Plusieurs générations de membres du PNSS ont appris lidéologie de leur Parti à partir de ce livre (57).
Saadeh a donné une attention importante à la formation intellectuelle des penseurs du Parti. Il a organisé une série de séminares clos et des ateliers à des groupes décrivains choisis du PNSS, à des poètes et à des intellectuels qui traitent avec des concepts philosophiques et d divers variant de létique à léthique. Il a débuté une publication spéciale sous le nom de al-Nizam al-Jadid (Le Nouvel Ordre) consacrée à la publication détudes soccupant des dogmes philosophiques du Nationalisme Social, lhistoire et lhéritage Syrien, la poésie ainsi que la littérature de la renaissance syrienne (58).
Saadeh a continué à exposer des opinions sévères sur les déclarations politiques et nationales dans la presse, en parallèle avec ces manifestations dintellectes. Rédigeant sous le nom de (Hani-Baal), il a démontré la fausseté de lépanchement polémique du Nationalisme religieux que ce soit le Panarabisme ou le Libanisme Chrétien séparatiste (59).
Cela a été une tâche difficile pour réanimer la structure organisationnelle à cause du manque des ressources et de la main-doeuvre entraînée. Les années de la direction séparée de ladministration centrale du Parti au Liban a mené à un affaiblissement de la structure du PNSS dans plusieurs villes syriennes et un bon nombre de membres se sont joints à dautres groupes, retraités de la fonction politique, ou oisifs attendants des ordres. Saadeh a entrepris une tournée aux succursales du PNSS dans diverses Parties de la Syrie (60). Sa présence électrifiée ramenait toujours les partisans aux rangs du Parti et les nouveaux y suivaient.
Les développements en Syrie du Sud et la réussite graduelle de la cause sionniste ont causé, plus que tout, de la peine à Saadeh durant cette période. Le PNSS a essayé, de toutes ses forces, dempêcher la perte de la Palestine. Ces efforts ont été plus souvent résistés par le gouvernement local que par les colons juifs. Les réunions du PNSS au Liban ont visé à un début de réveil populaire à lissu de Palestine où le gouvernement libanais la interdit (61).
La direction religieuse et politique traditionnelle au Sud de la Syrie a refusé à maintes reprises les offres du PNSS dinscrire ses membres dans les forces militaires pour se préparer à la libération de la Palestine. Malgré tout, les succursales du PNSS dans la majorité des villes du Sud de la Syrie, ont combattu, assidueusement, contre les forces sionnistes. Le courrier de Saadeh, durant cette période, a reflété son inquiétude envers les membres du PNSS qui se sont faits emprisonnés dans le conflit et a émis des ordres à ses lieutenants pour tenter de les libérer à tout prix (62). Suite à la perte de la Palestine, Saadeh na pas eu recours à leffort pour alerter les Syriens du danger des établissements juifs. Il a diagnostiqué clairement que cet établissement nest que le début. Cet issu na pas été restreint dans les régions du Sud, mais il a été un conflit pour la Syrie toute entière. Sa peine pour la perte des régions du Sud et sa résolution nationaliste lont rendu impardonnable pour lémergement des alliances envers des groupes religieux et politiques libanais séparatistes et létat juif. Il a châtié ouvertement lArchvêque Maronite Moubarak et le Parti Phalangiste de leurs contacts et leur alliance secrète naissante avec Israël.
Avec le renouveau en cours du PNSS, la croissance du peuple mécontent de la pratique du gouvernement libanais en matière de fraude électorale et dusurpature des ressources, les dirigeants libanais au povoir sont plus décidés déliminer le PNSS ainsi que Saadeh de la scène politique libanaise. Ils ont procédé ainsi par lèlement et la tyrannie. Les membres du PNSS ont été mis à pied des fonctions gouvernementales et poussés en dehors des postes de services civiles. Les réunions du Parti et et les rassemblements importants ont été interdites sous prétexte maintenir lordre et la tranquillité. Les publications du Parti ont été bannies par intervalle ou confisquées (le journal du PNSS al-Jil al- Jadid (la nouvelle génération) a été interdit durant un an débutant Avril 1948), les polices armées ont été envoyées pour disperser, par force, les rassemblements du PNSS afin découter les discours de Saadeh. Cette série dévénements sest terminée par une attaque du Parti Phalangiste, poussé par le gouvernement, afin de détruire le journal quotidien du PNSS la veille du 9 Juin 1949, ayant lintention dassassiner Saadeh ou, au moins, inventer un prétexte pour son arrestation. La clarté de ce plan a été trahie par l rapide du gouvernement de faire des mandats d aux victimes de cet incident (les membres du PNSS et Saadeh); il ny a pas eu de discipline entreprise ni de réprimandes contre ces agresseurs phalangistes. En effet, le gouvernement a déclaré une guerre ouverte au PNSS. Ses membres ont été arrêtés et emprisonnés, ses publications et bureaux confisqués et leur dirigeant poursuivi. Les arrestations des membres du Parti étaient tellement massives quen quelques jours seulement plus de 2500 personnes étaient en prison ou dans des camps de détention. Saadeh a quitté, clandestinement, pour Damas afin dorganiser et de mener le combat contre le gouvernement libanais. Saadeh a déclaré une révolution populaire dappels insurrés afin de renverser le gouvernement libanais et détablir lOrdre Nationaliste Social au Liban quand la campagne gouvernementale contre le PNSS ne sest pas calmée, mais a gagné du terrain.
Cette première révolution Nationaliste Sociale a été déclarée le 4 Juillet 1949. Les membres du PNSS ont organisé des révoltes populaires et ont occupé des avant-postes du gouvernement dans les villages et dans les plaines du Liban. Saadeh a mené les insurréctions de Damas et a négocié avec le nouvel établissement militaire de Husni Zaeem afin de garantir que le gouvernement de Damas ninterviendrait pas contre le PNSS ou nêcherait pas ses membres dobtenir des armes et de sinfiltrer au Liban (63). Au début, Zaeem a proclamé sa sympathie pour la cause du PNSS et a fourni de lassistance, tout en donnant des informations au gouvernement libanais du mouvement des combattants du PNSS au long des frontières qui, en sinfiltrant clandestinement au Liban, trouvaient souvent larmée libanaise à leur attente. Zaeem a invité Saadeh au palais présidentiel, le 6 Juillet, où il a été arrêté et livré à la police libanaise. Saadeh a été averti de ce complot et de la trahison de Zaeem, à lavance. Cette visite a été déterminée par deux facteurs: Premièrement, il voulait faire face à ses responsabilités comme chef dun mouvement de libération et de renaissance nationaliste. Face au danger, Saadeh ne cherchait pas la sécurité personnelle pendant que les partisans embrassaient la mort pour la résurrection de la nation. Sil ne sest pas présenté à son Rendez-vous, ça aurait été expliqué comme le fléau dun dictateur militaire sur les membres du PNSS. Deuxièmement, il espérait pouvoir découvrir quelque ferveur nationale en Husni Zaeem. La trahison dernière et la poursuite brutale de la gloire personnelle ont été irremédiable et Saadeh a été livré à la police par son hôte le Président de la République syrienne.
Saadeh a été ramené à Beyrouth aux premières heures du 7 Juillet, jugé sommairement par un tribunal à huis clos et exécuté le 8 Juillet à 3 heures du matin. Lavocat, nommé à sa défense, a demandé une suspension afin détudier le cas. Sa proposition na pas été accordée ce qui a mené à sa retraction. Sur ce point, Saadeh a pris sa propre défense; les détails des procédures du tribunal des observateurs et de la défense de Saadeh ne sont pas, cependant, disponibles. Le procès a été évidemment une feinte car la sentence a été décidée avant même que le procès ne soit convoqué. Saadeh na pas eu la permission de voir son épouse ni ses filles et na pas eu la permission décrire son testament. On lui a refusé, pendant son exécution, de lui couvrir ses yeux avec un bandeau et a remercié ses bourreaux davoir enlever le caillou au-dessous de son pied qui le dérangeait, avant de lui tirer dessus. La police a dépêché lenterrement clandestin par crainte de la réaction populaire à lexécution, elle a augmenté les mesures de sécurité et a continué la poursuite des membres du PNSS avec une férocité renouvelée. Le 22 Juillet, six membres du PNSS ont été exécutés aussi. Ironiquement, ces six membres étaient choisis des sectes religieuses différentes car le gouverenement était las dêtre qualifié comme livreur dans le génocide sectaire!.
Lurgence agressive avec laquelle les gouvernements libanais et syriens ont manipulé la cause doit être examiné en prenant en considération les accusations de Saadeh que les deux gouvernements ont payé de leur légitimité pour leurs actions pendant la guerre qui a suivi la proclamation de létat dIsraël. Récemment, des preuves découvertes ont révélé quil y eu des rapports entre Husni Zaeem et les dirigeants sionnistes. A la fin de 1948, Husni Zaeem a offert ses services aux spécialistes Israélo-Arabes pour une somme de 1 million de dollars; il a prétendu quil renverserait le gouvernement de la république syrienne et changerait ses politiques. La république syrienne a commencé à négocier une armistice avec Israël deux jours après le coup détat de Mars 1949. Zaeem sest offert de se rencontrer avec Ben-Gurion afin de négocier une paix qualifiée complète et a proposé le réétablissement des réfugiés palestiniens dans le district de Jazira au Nord de la république syrienne. Lidée a été acceuillie avec enthousiasme de ladministration des états-Unis, qui dans le temps a été convaincue que le réétablissement à laide des finances Américaines et à laide technique, résoudra le problème des réfugiés et renforcera les liens du Proche-Orient à lOccident. Les états-Unis ont reconnus le régime de Husni Zaeem le 26 Avril 1949 (64).
Le martyr de Saadeh a été un événement amplifié dans lhistoire du PNSS. Il a créé un nouvel esprit au sein du Parti et a établi le militantisme, une abnégation de soi, comme vertu à embrasser. Une foule de membres du PNSS ont pris courage et substenance spirituelle de lexemple de leur chef qui demeure la plus haute tour de symbole de la volonté syrienne à la vie.

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